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Le retour de la barbe comme accessoire de mode

Sans rentrer dans le conflit entre métrosexuel prônant l’homme imberbe et übersexuel prônant l’homme viril mais pas macho, soigné mais pas efféminé, la mode de la barbe a fait son apparition. Aujourd’hui, la tendance est plutôt au mâle mal rasé, voire à la barbe de 3 jours (les moustaches fines redeviennent à la mode). La barbe, la vraie barbe, la barbe à papa revient aussi. (Vous n’avez qu’à voir Charles Liebert qui est un magnifique exemple).

Barbes et moustaches sont aujourd’hui des accessoires de mode. L’intérêt de la barbe en effet, c’est qu’elle pousse (quelque chose comme 500 poils au cm2). Nous pouvons donc changer cet accessoire par un simple rasage ou nous pouvons la tailler. Quel accessoire simple et facile à transformer.

La barbe de Sébastien Chabal a permis une grande avancée vers le retour à cette pilosité. Même les entreprises sont plus permissives à ce niveau.

Au moment où les femmes montrent de plus en plus leur féminité acquise, les hommes reviennent à la mode de la pilosité. Un vrai delta entre masculin et féminin, dans le genre « Moi Tarzan, toi Jane ».

Pour en revenir sur la barbe, nous avons entendu pleins de choses sur elle. Sale, sexy… sans devenir de gros bûcherons, quelle barbe porter ?

Histoire de Barbe

Le port de la barbe a souvent été associé à un statut social, à un signe de maturité, de sagesse… Les Grecs et les Romains, par opposition aux barbares adeptes des cheveux longs et de la longue barbe, se rasaient pour marquer leur côté “civilisé”. On le remarque d’ailleurs en observant les bustes de l’Antiquité. Mais les philosophes antiques avaient pour habitude de porter une barbe. En Egypte, le port de la barbe était un attribut du pouvoir. Autrement dit, l’histoire a codifié le port ou non de la barbe et façonné les modes.

Des siècles plus tard, ces attributs pileux reviennent en force chez des hommes qui en prennent grand soin : on les taille, les parfume et on leur fait prendre des formes particulières. Les accessoires pileux ont aussi habillé les révolutionnaires et autres contestaires de l’ordre établi : Karl Marx et sa barbe touffue, Jean Jaurès, le mouvement hippie bien plus tard…

Mais les périodes de guerre mettent un frein aux pilosités en tout genre. Les “poilus” et les soldats de la Seconde guerre mondiale optent pour des visages lisses à l’issue des conflits, comme pour exorciser des années de laisser aller pileux.

Pour arriver de nos jours, les années 90 sont marquées par les hommes imberbes, les métrosexuels. Puis avec le début des années 2000 nous revenons à une expression plus naturelle de la pilosité. Les hommes se rasent moins et montrent leurs torses velus sans complexe. La barbe se détache de toute sa portée symbolique.

Y a-t-il un über-engouement pour la barbe ?

La tendance est aujourd’hui à la barbe de trois jours, faussement négligée, et aux boucs finement taillés entourant la bouche et le menton.

Mais il existe pour autant plusieurs sortes de barbes :

La barbe gainsbourienne : C’est celle de David Duchovny dans la série «Californication», de Hugh Laurie dans «Docteur House» ou de Daniel Auteuil dans «MR73». C’est le poil de ceux qui boivent et fument, vivent la nuit (on se rase le matin), n’ont pas de femme attitrée à la maison (80% des rasoirs sont achetés par des clientes) et affichent une certaine déglingue. Irrésistible pour les femmes qui se sentent une âme d’infirmière. C’est la barbe existentielle.

La barbe à papa : C’est celle des frais sexagénaires comme François Berléand ou Jacques Weber. Souvent blanche, elle dissimile les premiers signes d’affaissement du visage et dotent son propriétaire d’une certaine sagesse ou élégance. C’est la barbe lifting.

La barbe qui mûrit : C’est celle de Julien Doré, le gagnant de la Nouvelle Star, ou de James Blunt, des poils plutôt lisses et parfois clarsemés qui cachent des visages encore poupins. C’est la barbe repousse-minette (hélas, elles adorent ça !)

La barbe dandy : C’est celle d’Edouard Baer, de Yann Barthès, de Romain Duris, des «adulescents» décalés, lunaires, moqueurs, aux coiffures savamment décoiffées, qui ne veulent pas ressembler à leurs pères rasés de près signe d’aliénation. Message subliminal: Raser me rase.

La barbe «j’ai tellement mieux à faire » : C’est celle, poivre et sel, à gros grain, de George Clooney qui l’affiche depuis plusieurs semaines comme le comble d’une virilité décomplexée. Suffisamment courte pour laisser entrevoir les rides et fossettes, suffisamment longue pour dissimuler les petits défauts. C’est l’ornement du chef. Un signe de liberté.

La barbe du «j’aurais pas dû» : Celle de Pierre Moscovici, député socialiste français, qui, du coup, ressemble à Gérard Jugnot version SDF.

Entretien de Barbe

Le look barbe de 3 jours est le plus facile à entretenir. Le passage régulier d’une tondeuse à barbe maintiendra une longueur de poil raisonnable. A noter que certaines tondeuses à cheveux ont désormais des sabots adaptés aux poils de barbe. Lavez-vous le visage avec du savon doux sous la douche pour ne pas agresser votre visage. En effet, la barbe habille votre peau mais ne l’a protège pas des agressions cosmétiques. Si vous souhaitez avoir une barbe bien définie, rasez au rasoir mécanique ou électrique les poils sur le cou, et suivez la forme du menton pour un résultat net.

Pour les barbes plus fournies, il faudra se doter d’une paire de ciseaux à barbe et d’un peigne très fin. L’opération s’avère plus délicate, puisqu’elle vise à égaliser la barbe et à en maintenir sa longueur. Les finitions sur les joues et le cou se font au rasoir. Afin d’éviter le côté négligé que l’on reproche souvent à la barbe, il est important de l’entretenir souvent.

Couper régulièrement les poils juste au-dessus de la bouche pour éviter qu’il ne viennent envahir votre sourire. Pour la longueur, optez pour une taille légèrement supérieure à celle de votre bouche.
Quant au choix de la forme, il est vrai que certaines sont plus en vogue que d’autres, mais l’audace est de mise.

Pour finir, même la barbe a besoin de soin. Dirigez vous vers chez Barbe-and-co.fr par exemple. Un vrai paradis pour les hommes à barbe.

Quel est votre avis sur la barbe ? Comment les porter et les entretenir ? Les filles, sexy ou irritant ?

Avec Rudy Gossin, nous reviendrons prochainement sur cet accessoire de mode typiquement masculin avec un interview d’Alain, un des derniers Barbiers de son état.

Source : www.lesquotidiennes.com | Wikipedia

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9 comments

Philips Arcitec by Alain maître barbier 23 janvier 2009 at 14:05

[…] articles sur l’événement : par Damien Anfroy, Benjamin du H2-blog, Icarius de Geekintouch, Sébastien de Dandies, Fred de Catpointzero et […]

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Valou 26 février 2009 at 17:59

Sympa tous ces conseils.
Que la barbe soit à la mode ou pas elle n’en est pas moins naturelle…

Mon mari a la barbe bien fournie. Comme vous l’avez justemment souligné ce type de barbe est difficile à entretenir.
Pourriez-vous fournir un lien internet pour me fournir la liste de vos confrères sur Paris???

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dandy 11 septembre 2009 at 2:29

informations et conseils intéressants. Je remarque appartenir tantôt à la catégorie Dandy, tantôt à celle de 3 jours. ça me va. La barbe et les poils font partie de la nature masculine, je n’ai jamais compris pourquoi tant de publicité et mode imberbe pendant des années!
vivons nos poils sans complexe!

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Le poil est de retour | Actualité Internationale 13 mai 2010 at 10:00

[…] Le poil serait le symbole de l’animalité. C’est pourquoi les Romains se rasaient, moyen de marquer leur condition d’homme civilisé alors que les étrangers, les barbares, restaient hirsutes. Dompter son poil se serait donc dresser l’animal en soi, le raser ce serait le faire disparaître. On compare fréquemment le barbu chevelu à  un homme des cavernes, autrement dit un individu frustre et sans goût. (C’est ce qui explique peut-être que longtemps les barbus ne sont apparus dans les pubs que pour nous vendre du fromage de brebis.) Mais l’animalité, c’est aussi la sexualité. Et qui dit poils, dit hormones masculines, dit fantasme du bûcheron. Le poil préhistorique a donc un attrait sexuel évident. Notons que celui-ci est amplifié par le concept du poil du mauvais garçon. Et oui, le bad boy qui picole toute la nuit ne se rase pas le matin venu (comme ils l’ont très bien expliqué sur dandies.fr). […]

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Quelle barbe ! | LE SOUK DE ZOUC 11 novembre 2011 at 17:22

[…] un droit et non pas un devoir" et qui, de surcroît, pensent que barbes et moustaches sont des accessoires de mode. Plutôt que d'acheter cet accessoire un poil affreux, j'ai rejoint le groupe Facebook "Pour ceux […]

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babou 1 novembre 2012 at 10:21

Les femmes n’aiment pas car ça leur gratte les cuisses.

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Sara bilal 19 février 2014 at 13:54

Barbier dans le 13e doriath coiffure 197 rue de Tolbiac

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Le poil est de retour | Ressources pour le FLE 6 août 2014 at 8:15

[…] Le poil serait le symbole de l’animalité. C’est pourquoi les Romains se rasaient, moyen de marquer leur condition d’homme civilisé alors que les étrangers, les barbares, restaient hirsutes. Dompter son poil se serait donc dresser l’animal en soi, le raser ce serait le faire disparaître. On compare fréquemment le barbu chevelu à  un homme des cavernes, autrement dit un individu frustre et sans goût. (C’est ce qui explique peut-être que longtemps les barbus ne sont apparus dans les pubs que pour nous vendre du fromage de brebis.) Mais l’animalité, c’est aussi la sexualité. Et qui dit poils, dit hormones masculines, dit fantasme du bûcheron. Le poil préhistorique a donc un attrait sexuel évident. Notons que celui-ci est amplifié par le concept du poil du mauvais garçon. Et oui, le bad boy qui picole toute la nuit ne se rase pas le matin venu (comme ils l’ont très bien expliqué sur dandies.fr). […]

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Keri 4 mai 2016 at 9:04

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