Défilés Homme Hiver 2009 – MILAN
Janvier 2009 résume bien l’esprit qui règne chez les créateurs Milanais pour la saison Hiver 09. S’ils se distinguent par leurs codes propres, Chrisopher Bailey pour Burberry Prorsum, Consuelo Castiglioni pour Marni, ou Milan Vukmirovic pour Trussardi 1911 signent des collections empreintes d’une certaine mélancolie.
Les temps sont durs même pour la mode, et le vestiaire s’en ressent. Le costume, pièce phare des shows, se déstructure, se mélange à des mailles, et définit des codes nouveaux à la silhouette masculine. En d’autres termes, le trader se retrouve sans le sou et mixe ses pièces symboliques avec des basiques…

Jil Sander, Trussardi 1911, Burberry Prorsum
Le résultat est bien là. Les matières restent précieuses, on le voit chez Trussardi 1911, et les couleurs habillent audacieusement les tenues dans des camaïeux sombres de gris et de brun comme on le voit chez Prorsum, mais aussi chez Jil Sander qui n’oublie pas de jouer la carte des mélanges.
D’ailleurs Rick Owens pour Jil Sander a choisi d’ignorer cette crise dont on ne peut tristement plus se passer en présentant un show à contre courant où la rigueur, le luxe des pièces et des formes contraste avec la sobriété voulue par la plus grande partie des maisons. Une lueur d’espoir ?

Trussardi 1911, Marni, Burberry Prorsum
Chez Prorsum, la question demeure : choisira-t-on un pantalon slim ou évasé ? Les deux écoles offrent un résultat que l’on peut déjà apprécier dans la collection de ce printemps 2009, et l’on se plait à croire que cette tendance à libéraliser les coupes différentes durera. D’ailleurs le travail sur cette pièce majeure se poursuit à l’instar de celui initié par les créateurs chez la Femme au niveau de la veste. On a donc affaire au pantalon rapiécé, retroussé, raccourci, et même au legging… à prendre ou à laisser, on nous laisse le choix !
Enfin, que dire du duo milanais par excellence : Dolce & Gabbana, insouciants, délivrent une collection très particulière qui puise ses influences dans le cinéma italien de l’époque, de Rosselini à Fellini, du béret de l’après guerre aux velours moirés des vestes très ajustées. On reste sceptique face à ces pièces qui loin de représenter une valeur sûre resteront toutefois un must qui n’échapera pas aux aficionados de la marque.

Dolce & Gabbana
Le courant qui tend à s’intensifier lors de ce week-end à Milan, c’est bien celui de la maille. Si certains l’assimilent à un vestiaire résolument tourné vers la vie chez soi, loin des tentations et de cette crise qui n’en finit pas de perturber les mentalités, d’autres la mettent en avant sur un homme qui s’aventure vers d’autres idéaux.

Bottega Veneta
Thomas Maier, chez Bottega Veneta nous propose une vision masculine toujours axée sur l’hyper-luxe, toutefois en atténuant les signes extérieurs de richesse pour un retour aux sources du style masculin. On retrouve ainsi les classiques qui font le succès de la maison dans une palette de bruns, comme les cabans et autres mailles précieuses, mais également les cuirs qui n’hésitent pas à se mêler à la maille accentuant la douceur de ce vestiaire. Les accessoires ne sont pas en reste, et même si la simplicité étant de mise, on se voit proposer la sacoche et le cabas en cuir Intrecciato.

Salvatore Ferragamo
Accessoires qui tendent à se résumer au strict nécessaire pour l’homme selon Savatore Ferragamo qui délivre ici un vestiaire très complet, du costume à la tenue de sport. Vision classique certes, mais qui saura trouver preneur du fait de l’extrême accessibilité de cette collection. On se laisse aisément séduire par la cape que l’on avait déjà trouvé chez Fendi la saison précédente, et qui on l’espère saura devenir un incontournable, mais on ne reste pas insensible au pantalon de jogging qui fait depuis quelques shows une entrée très remarquée dans le vestiaire de l’homme au quotidien… affaire à suivre ?

Gianfranco Ferré
Autre maison mais genre similaire, Gianfranco Ferré, avec pour cette saison le duo Tommaso Aquilano et Roberto Rimondi qui semblent avancer dans le sillage du maestro disparu en 2008, et nous offrent un vestiaire tout en retenue. Si leur vision se veut futuriste, en témoignent les cols cheminée, les épaules structurées et le choix extrêmement poussé des matières, on préfère toutefois l’audace apportée aux mailles qui prennent ici une ampleur très sport-chic ! Un vestiaire très fidèle à leur prédécesseur, en tonalités de noirs et blancs, mais on attend la suite avec une certaine impatience…

Prada
Et en parlant de futur, on pense à Prada, chez qui Miuccia nous avait habitué depuis quelques saisons à une vision de l’homme très personnelle. Mais avec le retour de l’austérité créatrice excelle dans ce qu’elle fait de mieux : le simple ! Et cela se traduit par la profusion de pièces faciles et incontournables du vestiaire masculin : le manteau, le costume, le cuir, et les mailles. Si les coupes restent propres à la volonté de Miuccia Prada de s’affirmer en pionnière, on pense notamment aux cuirs coupés au laser, la tête pensante de Prada ne s’éloigne pas ici des sentiers battus et nous livre un homme Hiver 2009 prêt à consommer.
Si bien des maisons optaient pour un retour aux sources, une nouvelle austérité ne semble pas prête à devenir le mot du jour. En effet, certains de ceux qui clôturaient cette semaine de la mode milanaise, pour ne citer que Donatella Versace, Frida Giannini, Alexander McQueen, et les frères Caten osaient une vision différente, une vision optimiste !

Alexander McQueen
McQueen, comme toujours dans un univers fantasque, propose un vestiaire inspiré par l’ère victorienne, avec un homme tiré aux quatre épingles d’une rare élégance. Pièce phare de cette collection, le manteau, dont la profusion nous donne envie de compulser ce choix au quotidien.

Versace
Les costumes, très bien coupés, se retrouvent aussi chez Versace qui débute son show par une série de blancs évoquant l’idée d’une nouvelle page, d’un nouveau chapitre… Les bleus glacés reviennent ensuite aux côtés des gris, et le vestiaire de Donatella pour l’homme de l’hiver 2009 reste très fidèle à elle-même.

Gucci
Linéarité également pour Frida Giannini, toujours en quête des limites de l’homme Gucci qui fait ici un pied de nez magistral à la morosité ambiante en s’affichant en leggings de lurex gold et sanglé dans un mini-perfecto de cuir… Mais l’homme Gucci qui est résolument rock dans ce show sait aussi se montrer raffiné dans un costume étriqué au delà du raisonnable et doté de la petite touche de couleur qui rappelle qu’il faut savoir s’amuser dans la vie…

Dsquared²
C’est d’ailleurs dans un climat de jeudi noir de 1929 que Dan & Dean Caten ouvrent leu show Dsquared², qui toutefois dévoile bien vite un vestiaire plutôt positif, ou les classiques de la marque sont comme d’habitude mis en valeur par le physique avantageux des modèles… Une collection sans surprise quoique plus authentique que les saisons passées, où l’idéal masculin est moins poussé en faveur d’une recherche d’un certain naturel.
Article écrit par Emmanuel Isaia
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J’ai adoré la collection. Je prends ce dandy visuelle ici dans ma ville de Juiz de Fora, Minas Gerais, au Brésil. J’aime bien le comportement de dandy,
Carlos Eduardo da Cruz Gomes.
carloseduccgomes@gmail.com
il est tres belle
c, est tree manifik
Merçi beaucoup car je reviens au galop à la mode.
pas comme sardi de tout les chose
vraiment trés très trés belle
bon courage ^-^!!
waw c’est an style trés belle
mai s’est vraiment nul et enuiyeux ses de la merde
vous ne remarquez pas que ces mannequins sont deformés ?
c’est de la haute couture inspirée d’un ère d’autrefois
Sérieux, ça pu de la chatte cette merde!
Ce n’est pas un défilés d’hommes mais de tantouzes qui s’épile le torse et se foure des … dans le …