Coco Chanel, la marque est née, ce soir
Ce soir, France 2 diffuse la deuxième et dernière partie du film de Christian Duguay, Coco Chanel, avec Barbora Bobulova incarnant Gabrielle Chanel jeune, et Shirley MacLaine incarnant Coco Chanel, Mademoiselle, plus âgée.

Dans la première partie, on a suivi le parcours de la jeune Gabrielle, de son éducation chez les soeurs à l’avènement de la marque Chanel, en passant par la rencontre de Boy, et surtout par l’affirmation du caractère et du génie révolutionnaire de Coco. Sont à noter, toutefois, un certain nombre d’inexactitudes par rapport à la réalité que je laisse à votre sagacité.
La suite de sa vie réserve des combats au nombre et à l’envergure grandissants. De la garçonnière du Boulevard Malesherbes, elle passe rapidement au salon de modiste du 21 de la rue Cambon. Une autre boutique ouvre à Deauville, et peu après une autre à Saint-Tropez. Avec la marque Chanel, c’est aussi un style qui est né : adieu les chapeaux qui pourraient, et semblent même, héberger une famille d’oiseaux multicolores, adieu les instruments de torture appelées robes, aussi exubérantes qu’étouffantes, adieu les codes. Bonjour à l’élégance, aux matières autrefois méprisées, à la sobriété, à la jupe plissée. Bonjour aussi au mélange des genres : grâce à Coco, la femme porte le pantalon et les cheveux courts, la veste en tweed, le costume transfiguré en tailleur. Chanel devient un empire, la mode évolue et Coco continue de créer. Elle continue d’épurer la silhouette et de bousculer : elle crée des parfums, puis une collection de joaillerie.
La deuxième guerre mondiale annonce le début des ennuis. Coco Chanel ferme la maison de couture, a une liaison avec un officier allemand et frôle de graves ennuis à la libération. Après la guerre, le principal ennemi de Chanel c’est Christian Dior, dont les créations sont à rebours de toute l’action libératrice entreprise par Mademoiselle : de nouveau la femme est corsetée, les formes sont bouffantes… Plus tard, dans les années 60, la mini-jupe apparaît, mini-jupe qui montre les genoux. Coco Chanel trouve les genoux laids et ne pourra jamais la supporter.
La fin de son règne, c’est quand la mode ne vient plus à la rue mais que la rue vient à la mode. C’est mai 68, la fin d’une certaine élégance, et Coco ne s’en remettra jamais vraiment. Elle n’est pas la seule.
Pendant de longues années, Mademoiselle n’a habité ni une maison, ni un appartement. Elle vivait à l’hôtel. Comme je la comprends…
Coco, reviens, et bouleverse la mode pour hommes. Il nous faut une véritable révolution.

Articles sur le même sujet :
No related posts.

Une icône de la haute couture!